Cheveux de cuir et grand manteau blanc, un personnage surgi d’un manga apparaît : c’est le coloriste. Il tire un chariot formé d’un empilement de caisses d’où sourd une sorte de musique incantatoire. Il se met à dessiner sur le sol d’étranges figures, à la façon d’un pentacle. Des fumées s’élèvent et de longues créatures évanescentes et colorées apparaissent, comme venues d’un autres monde. Elfes, muses, jolies mômes, elles accompagnent le coloriste dans sa recherche picturale qui lui fait repeindre le monde de ses fumées, de ses encres et de ses poèmes…

Univers

L’univers de la bande-dessinée a fortement influencé la conception artistique de ce projet ; la BD française, mais aussi le manga. Les univers des Eaux de Mortelune, du Full Metal Alchimist, de Ghost in the Shell ou encore des films de Miyazaki, ont nourri l’écriture de ce spectacle que ce soit sur le plan visuel voire sonore (compositions de Joe Hisaishi et de Kenji Kawaï présentes dans la bande-son).

Enjeux

De manière très ludique, ce spectacle nous entraîne dans l’univers magique des oeuvres de grands peintres, comme Pollock, Bacon ou Matta. À travers plusieurs tableaux interactifs, implantés en divers sites remarquables de la ville, qui servent de toile de fond à chaque fresque pyrotechnique, le coloriste s’approprie l’univers de chaque peintre à travers diverses propositions gestuelles et musicales, auxquelles des artifices de proximité, telles que des fumées de couleur et des projections de confetti, viennent donner du relief.


Fiche technique