photos © Aurélie Giordano 1 | Alain Fargette 2 & 3

Ouvreuses de cinéma de plein air, elles proposent des séances où le son sort d’une enceinte mobile, et l’image… de l’imagination des spectateurs.

UNIVERS

Personnages au goût d’antan, ces ouvreuses ont pour âme l’assemblage kaléïdoscopique des films que nous avons avons tous vus, aimés ou détestés, de La Nuit des Morts Vivants aux 39 Marches, en passant par l’Hôtel du Nord. Elles en proposent de courts extraits sonores au public, tout en assurant le service: bonbons, chocolats, ou bien mouchoirs pendant les mélodrames. Clin d’œil au 7e art et à ses hôtesses, le spectacle tient des films « suédés » façon Michel Gondry, sauf qu’ici, ce ne sont pas les acteurs qui recréent le film, mais l’imagination du public.

ENJEUX

Ici, chaque angle de vision proposé par les Ouvreuses est porte ouverte sur l’imaginaire.  Positionner son regard dans l’environnement urbain, permet aux spectateurs de jouer avec leur imagination. Cet arrière-plan de verdure devient le décor d’un Robin des Bois dont seuls les dialogues et la musique se font entendre, tandis que le public se réinvente la scène. De même cette longue rue droite où se font entendre des moteurs qui évoquent Mad Max, où ce bord de ce quai où Gabin chuchote à l’oreille de Michèle Morgan… L’enjeu est de partager avec le public l’un des fondamentaux du théâtre de rue: regarder le monde autrement pour mieux le rêver.


Fiche technique