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FORMAT
Artistes : 6
Techniciens : 3
Durée : 75 ou 90 min
Tout public
Fixe ou en 6 stations
Intérieur ou extérieur
Diurne ou nocturne

CONCEPTION
Direction artistique, scénographie,
texte et mise en scène
Nicolas Soloy
Avec la collaboration de
Prune Balladur
Musique originale
João Gonzalez Gracio
Recherche Graphique
Jean-Luc Calais
Toiles peintes
Gustave Soloy
Costumes
Elsa Depardieu
Masques
Juliette Prillard

JEU
Prune Balladur, Hanako Danjo, Alexandre Grekoff, João Gonzalez Gracio, Marie Rasabotsy, Nicolas Soloy

Partenaires

  

Assis en bonne compagnie à la terrasse du Caffè Michelangiolo, Carlo Collodi sirote un verre sans trop savoir comment il paiera l’addition. Passe une mystérieuse femme vêtue de bleu, qui lui propose d’effacer son ardoise. En échange, il doit s’engager à écrire une histoire, pour une nouvelle revue à destination des enfants. Au loin, on entend l’annonce de l’arrivée dans le village de Mangiafoco, le directeur du théâtre de marionnettes. On veut manipuler Collodi ? Qu’à cela ne tienne ! Le récit s’appellera “L’histoire d’un pantin”. Mais au quinzième épisode, couic, le pantin finira pendu, qu’on se le dise !

UNIVERS

Journaliste fécond et auteur d’ouvrages à succès pour l’apprentissage de la lecture, Carlo Lorenzini, de son nom de plume Collodi, rêve de voir la langue Toscane assurer le renouveau d’une langue italienne unifiée. Selon lui, la Commedia dell’arte contribuera grandement à cet essort ! Entouré de ses amis peintres du mouvement Macchiaioli, il refait régulièrement le monde en paroles comme en écrits. Collodi prend les armes pour défendre le projet d’une République Italienne indépendante, et quand il pose son fusil, c’est avec sa plume qu’il continue à affirmer ses engagements. Voilà qui nous donne le ton du spectacle : personnages masqués pour pouvoir interpréter à 6 comédiens la foule des personnages qui parcourent le récit, décors en trompe-l’œil sur toiles peintes et cadre champêtre d’un parc ou d’un jardin.

ENJEUX

Épris de Commedia dell’arte, pour son aspect militant et populaire, Collodi calque ses personnages sur ceux de la comédie masquée, faisant de Pinocchio un Arlequin moderne. Il y a bien un Arlequin dans l’œuvre, mais c’est une marionnette à fils, tandis que Pinocchio est libre! Dans la galerie de portraits qu’il trace de son époque, on retrouve un vieil artisan démuni et dépassé par le monde moderne, deux vagabonds, dont l’un, boiteux, a sans doute fait la guerre, un directeur de théâtre tireur de ficelles, les gendarmes… De manière à ce que Pinocchio parle au public d’aujourd’hui, tout en conservant son aura nostalgique, nous avons transposé l’univers dans des années plus proches de nous. Lucignolo, le copain d’Arcimboldo a des allures de petit caïd des cités, Geppetto porte un bleu de travail… Les tensions sociales, la nécessité de savoir lire et écrire pour devenir un homme libre, “un vrai petit” garçon écrivait Collodi: voici un Pinocchio comme vous n’en avez jamais vu, qui parlera aussi aux enfants qu’aux adultes que nous sommes devenus.